mardi 14 décembre 2010
J'peux aller faire pipiiiiiiiiiiiiiiiiii?
J'aime quand ils viennent me demander l'autorisation d'aller aux toilettes. Dans leur regard, il y a de la supplication. Ils se rabaissent pour demander ça... Et moi je me dis toujours qu'un jour je vais dire "non", juste pour voir...
samedi 4 décembre 2010
Petites vacheries entre amis...
Il est de ces jours où même si on ne travaille pas, on a clairement le sentiment d'y être...
C'est marrant quand même...
La région entière a beau être enterrée sous 25 centimètres de neige, tous les réseaux routiers bloqués et les écoles encore plus, il y a quand même des gens pour vivre dans l'ignorance la plus totale du truc...
Et il y a quand même des gens pour se rappeler qu'ils possèdent votre numéro de portable et se dire qu'à 7h30, vous devez être bien réveillée. Ce qui est une absurdité, surtout un vendredi matin quand vous commencez plus tard et plus encore quand vous êtes vous-même engloutie sous la neige et que ça fait trois jours que vous bravez le danger en allant acheter votre pain.
Cependant, disais-je, il y a quand même des gens pour vous appeler. Que vous avez tellement peur quand le téléphone sonne que vous vous demandez s'il est arrivé quelque chose à votre maman ou à votre petit frère. Que vous avez tellement peur, vu qu'il fait encore nuit noire et tout, que vous poussez une espèce de braiement plus proche du meuglement que du délicat et féminin petit cri de détresse. Et que vous décrochez dans la foulée, paniquée.
Et que vous entendez la délicate voix, fort réveillée d'une femme pimpante qui vous demande probablement la bouche en coeur (vous ne savez pas vraiment, vous ne l'avez pas en face de vous et quand bien même, vos yeux sont encore tout collés du dodo), qui vous demande la bouche en coeur donc, si vous comptez arriver bientôt parce qu'elle voudrait déposer sa fille plus tôt aujourd'hui.
Vous êtes dégoûtée. Vous avez envie de hurler et même en cherchant bien une petite envie de pleurer... mais haineuse et un peu garce, il faut l'avouer, vous glissez d'une voix fielleuse à la maman que ce n'est pas vous qui ouvrez mais votre collègue et qu'elle ferait bien de s'en assurer auprès de lui et fielleusement, grande saloperie que vous êtes, vous lui refilez le numéro de portable de votre pote en lui précisant bien d'insister jusqu'à ce qu'il réponde.
A cette heure, vous ne savez pas ce qu'elle a fait, vous attendez lundi avec impatience... Enfin ça, c'est si Monsieur le Préfet vous autorise à sortir de votre igloo...
C'est marrant quand même...
La région entière a beau être enterrée sous 25 centimètres de neige, tous les réseaux routiers bloqués et les écoles encore plus, il y a quand même des gens pour vivre dans l'ignorance la plus totale du truc...
Et il y a quand même des gens pour se rappeler qu'ils possèdent votre numéro de portable et se dire qu'à 7h30, vous devez être bien réveillée. Ce qui est une absurdité, surtout un vendredi matin quand vous commencez plus tard et plus encore quand vous êtes vous-même engloutie sous la neige et que ça fait trois jours que vous bravez le danger en allant acheter votre pain.
Cependant, disais-je, il y a quand même des gens pour vous appeler. Que vous avez tellement peur quand le téléphone sonne que vous vous demandez s'il est arrivé quelque chose à votre maman ou à votre petit frère. Que vous avez tellement peur, vu qu'il fait encore nuit noire et tout, que vous poussez une espèce de braiement plus proche du meuglement que du délicat et féminin petit cri de détresse. Et que vous décrochez dans la foulée, paniquée.
Et que vous entendez la délicate voix, fort réveillée d'une femme pimpante qui vous demande probablement la bouche en coeur (vous ne savez pas vraiment, vous ne l'avez pas en face de vous et quand bien même, vos yeux sont encore tout collés du dodo), qui vous demande la bouche en coeur donc, si vous comptez arriver bientôt parce qu'elle voudrait déposer sa fille plus tôt aujourd'hui.
Vous êtes dégoûtée. Vous avez envie de hurler et même en cherchant bien une petite envie de pleurer... mais haineuse et un peu garce, il faut l'avouer, vous glissez d'une voix fielleuse à la maman que ce n'est pas vous qui ouvrez mais votre collègue et qu'elle ferait bien de s'en assurer auprès de lui et fielleusement, grande saloperie que vous êtes, vous lui refilez le numéro de portable de votre pote en lui précisant bien d'insister jusqu'à ce qu'il réponde.
A cette heure, vous ne savez pas ce qu'elle a fait, vous attendez lundi avec impatience... Enfin ça, c'est si Monsieur le Préfet vous autorise à sortir de votre igloo...
mercredi 1 décembre 2010
Y'neiiiiiiiiiige!
Ouaiiiiiiiiis!
Qui qui va pas zaller bosser demain?
C'est moiiiiiiiiiiiiiiii!
15 cm de neiiiiiiiige, paye ton bonhomme que je vais faire!
Je t'en reparle vendredi, allez, mon fan, des bisous!
Qui qui va pas zaller bosser demain?
C'est moiiiiiiiiiiiiiiii!
15 cm de neiiiiiiiige, paye ton bonhomme que je vais faire!
Je t'en reparle vendredi, allez, mon fan, des bisous!
dimanche 28 novembre 2010
La semaine en chiffres - n°3
Et c'est déjà la fin du premier trimestre ! Youpi, on applaudit Klairon Patapon pour avoir survécu une nouvelle fois! Et avec la fin de trimestre, viennent les conseils de classe! Ouaiiiiiiis! Quel putain de bonheur! Ah je suis trop heureuse! Ah, tellement heureuse,je vais peut-être même me déguiser en junkie pour l'occas'!
Bon passons aux chiffres, ça me détendra...
3 conseils de classe
17H de colle et 69 observations: c'est le record de la classe de 3ème pour la première période.
1 pouillage avec mon ennemie jurée du collège que je te dirai pas qui c'est sinon tu vas le dire
2 accompagnements à des sorties scolaires que tu reviens, tu veux mourir.
24 cafés en trois jours
15 de tension mercredi à 9H
10 : le nombre de minutes dont j'ai disposé cette semaine et par jour pour moi-même, soit : dormir, me maquiller, me laver, manger, faire pipi mais pas caca (ça non, je fais pas, je sais pas faire...)
62 : âge ressenti en fin de semaine... et toujours pas de retraite en vue...
45 : c'est le nombre de fois où j'ai failli me tuer en courant dans les couloirs
2 : c'est le nombre de chutes que j'ai faite en essayant le skate-board de Patator confisqué le matin même
0 : c'est le nombre de fois que je recommencerai à faire du skate
3 : nombre de fois où j'ai eu une envie d'aller chercher le paintball confisqué l'an dernier et qui ressemble à un vrai gun et de rentrer dans ma classe avec, menacer les enfants et leur coller la trouille de leurs vies.
3 : c'est le nombre de fois où je me suis ravisée pour le paintball par peur du procès.
1000 énormes bisous pour ma copine qui va bientôt véler.
140 : pulsations/minute quand la sonnerie a enfin retenti vendredi soir. Le bonheur, l'extase, l'orgasme...
Bon passons aux chiffres, ça me détendra...
3 conseils de classe
17H de colle et 69 observations: c'est le record de la classe de 3ème pour la première période.
1 pouillage avec mon ennemie jurée du collège que je te dirai pas qui c'est sinon tu vas le dire
2 accompagnements à des sorties scolaires que tu reviens, tu veux mourir.
24 cafés en trois jours
15 de tension mercredi à 9H
10 : le nombre de minutes dont j'ai disposé cette semaine et par jour pour moi-même, soit : dormir, me maquiller, me laver, manger, faire pipi mais pas caca (ça non, je fais pas, je sais pas faire...)
62 : âge ressenti en fin de semaine... et toujours pas de retraite en vue...
45 : c'est le nombre de fois où j'ai failli me tuer en courant dans les couloirs
2 : c'est le nombre de chutes que j'ai faite en essayant le skate-board de Patator confisqué le matin même
0 : c'est le nombre de fois que je recommencerai à faire du skate
3 : nombre de fois où j'ai eu une envie d'aller chercher le paintball confisqué l'an dernier et qui ressemble à un vrai gun et de rentrer dans ma classe avec, menacer les enfants et leur coller la trouille de leurs vies.
3 : c'est le nombre de fois où je me suis ravisée pour le paintball par peur du procès.
1000 énormes bisous pour ma copine qui va bientôt véler.
140 : pulsations/minute quand la sonnerie a enfin retenti vendredi soir. Le bonheur, l'extase, l'orgasme...
Le mercredi, c'est la folie...
Je ne vous ai donc jamais parlé de mes mercredis? Quelle monumentale erreur!
Rectifions vite ce tragique oubli!
En quelques mots, tout d'abord : la situation initiale!
Situation initiale : Klairon Patapon (autrement nommée moi-même) se retrouve seule maîtresse du collège tous les mercredis matins, de 7H15 à 14H. Pas de directeur, ni de CPE et encore moins d'inspecteur d'acad' dans les pattes. Mais ça veut dire aussi, des responsabilités accrues.
Mercredi dernier fit partie des classiques, classiques don toi, mon lecteur, mon fan, tu vas pouvoir te délecter en me lisant.
5H30 : réveil douloureux, trajet douloureux, arrivée douloureuse.
7H15 : j'ouvre les portes du collège, dans le noir, souvent sous la pluie et le vent (parce que va savoir pourquoi par un scandaleux coup du destin, le mercredi il pleut et il fait du vent, tous les mercredis... ça rend la scène plus tragique encore et ce n'est rien que la vérité, j'te jure...)
7H20 : J'écoute les messages de la veille et consciencieusement les note sur le cahier de transmission. Je ne comprends généralement que la moitié du nom de famille de l'appelant, le quart du message et un cinquième du destinataire...
7H30 : Quelque chose dans le collège a fait un bruit de chute très étrange. Je frissonne, mes poils se dressent sur mon bras, j'ai une soudaine crampe intestinale, la peur commence à s'emparer de ma petite personne...
7H45 : C'est l'heure d'arrivée théorique des premiers élèves. J'attends dans le vent, le noir et le froid devant le portail qu'un gamin veuille bien venir pointer le bout de son nez glacé, venteux et noir.
8H05 : Heure réelle d'arrivée des premiers élèves. Mes phalanges commencent à noircir. Envisager amputation pour décembre.
8H15 : ouverture des classes, arrivée des enseignants (feignasses)
8H20 : une douzaine de coups de téléphone se succèdent. Un vrai bordel. Troisième café de la journée.
8H30 : le prof des quatrième vient me voir : il n'y a plus de chauffage dans la classe. On se les pèle. ouverture d'une nouvelle salle et migration des 32 batônnets Findus vers la nouvelle salle.
9H : Quatre absents, appeller les parents. "Comment ça Cocotte es absente??????!!!!!! Vous vous foutez de ma gueule???!!!!!" Mais oui, c'était une blague, j'ai que ça à foutre... Et de me faire engueuler, genre c'est de ma faute si sa gamine fait l'école des buissons...
9H30 : Ramassage des carnets de liaison, pointage et informatisation des sanctions, z'ont morflés les troisième la semaine dernière...
10H : Récré. Bam dans ta gueule, chiale maintenant. Max tape sur Johnny Grande Gueule (bien fait, ah, ah!). punir Max et Johnny et Toutoune qui passait par là, je ne sais pas pourquoi je le punis lui, mais lui le sait probablement.
10H15 : fin de la récré. Soulagement intense. Merde, y a Ouin-Ouin qui s'est encore fait un bobo. Du grand art. "Madaaaaame, quand je plie mon bras comme ça, ça fait mal tout là". Peut-être est-ce dû au fait que la position dans laquelle il maintient son bras de force n'est réalisable par personne sans engendrer une fracture, je ne sais pas... " Relâche ton bras, bouge le normalement, ça fait mal encore?" "Naaaaan" "..."
10H30 : rassemblage, classement et mise sous pli de 27 dossiers scolaires, 11 projets pédagogiques et 8 lettres d'informations.
11H15 : Nono a vomi.
11H16 : Pourvu que ce soit pas par terre, pourvu que ce soit pas par terre, pourvu que ce soit pas par terre.
11H17 : Seigneur quel soulagement, elle a bien visé la poubelle!
11H19 : destruction de la poubelle par le feu
11H25 : arrivée des pompiers. Je savais bien que j'aurais pas dû faire ça dans la salle des profs...
11H35 : Traitement des 76 mails en attente.
11H39 : les mails vont devoir attendre. Machine veut inscrire Bidule, sa gamine chez nous. Il faut lui faire visiter.
11H58 : Finalisation de l'inscription de Bidule.
11H59 : Traitement des 76 mails en souffrance.
12H01 : Traitement des mails terminé. J'ai tout envoyé dans la corbeille par erreur. C'est freudien, ou lacanien, peu importe, ça attendra demain.
12H05 : sonnerie.
12H07 : surveillance de la sortie. Des gamins de l'école voisine viennent fumer des petards devant mon collège. Tape un drogué. Le vire à coups de botte. Suis à deux doigts d'appeler les flics.
12H13 : tout le monde est dans le bus.
12H21 : sauf Marinette qui vient de le rater parce qu'elle était en train de faire caca (j'adooore les sixièmes). Youpi.
12H35 : Arrivée des parents de Marinette. Qui en profitent pour improviser une petite réunion dans mon bureau et me demander comment se passe l'intégration de leur fille. Ai plus envie de la désintégrer que de l'intégrer. Ne le mentionne pas. Ferme la gueule de mon subconscient et leur sort tous les points positifs. Eh, faire ses lacets toute seule dès le premier trimestre, c'est de l'art...
12H52 : J'ai faiiiiiiiiiiiim.
12H53 : j'ai perdu mes clefs.
12H59 : elles étaient dans la cantine. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai pas souvenir d'y avoir été...
13H03 : Procession dans les rues du bled pour envoyer les gamins à l'Association Sportive.
13H40 : retour au collège.
13H51 : toutes les portes sont fermées. Tous les ordinateurs sont éteints.
14H : ne pas m'endormir sur la route, ne pas m'endormir sur la route, ne pas...
Rectifions vite ce tragique oubli!
En quelques mots, tout d'abord : la situation initiale!
Situation initiale : Klairon Patapon (autrement nommée moi-même) se retrouve seule maîtresse du collège tous les mercredis matins, de 7H15 à 14H. Pas de directeur, ni de CPE et encore moins d'inspecteur d'acad' dans les pattes. Mais ça veut dire aussi, des responsabilités accrues.
Mercredi dernier fit partie des classiques, classiques don toi, mon lecteur, mon fan, tu vas pouvoir te délecter en me lisant.
5H30 : réveil douloureux, trajet douloureux, arrivée douloureuse.
7H15 : j'ouvre les portes du collège, dans le noir, souvent sous la pluie et le vent (parce que va savoir pourquoi par un scandaleux coup du destin, le mercredi il pleut et il fait du vent, tous les mercredis... ça rend la scène plus tragique encore et ce n'est rien que la vérité, j'te jure...)
7H20 : J'écoute les messages de la veille et consciencieusement les note sur le cahier de transmission. Je ne comprends généralement que la moitié du nom de famille de l'appelant, le quart du message et un cinquième du destinataire...
7H30 : Quelque chose dans le collège a fait un bruit de chute très étrange. Je frissonne, mes poils se dressent sur mon bras, j'ai une soudaine crampe intestinale, la peur commence à s'emparer de ma petite personne...
7H45 : C'est l'heure d'arrivée théorique des premiers élèves. J'attends dans le vent, le noir et le froid devant le portail qu'un gamin veuille bien venir pointer le bout de son nez glacé, venteux et noir.
8H05 : Heure réelle d'arrivée des premiers élèves. Mes phalanges commencent à noircir. Envisager amputation pour décembre.
8H15 : ouverture des classes, arrivée des enseignants (feignasses)
8H20 : une douzaine de coups de téléphone se succèdent. Un vrai bordel. Troisième café de la journée.
8H30 : le prof des quatrième vient me voir : il n'y a plus de chauffage dans la classe. On se les pèle. ouverture d'une nouvelle salle et migration des 32 batônnets Findus vers la nouvelle salle.
9H : Quatre absents, appeller les parents. "Comment ça Cocotte es absente??????!!!!!! Vous vous foutez de ma gueule???!!!!!" Mais oui, c'était une blague, j'ai que ça à foutre... Et de me faire engueuler, genre c'est de ma faute si sa gamine fait l'école des buissons...
9H30 : Ramassage des carnets de liaison, pointage et informatisation des sanctions, z'ont morflés les troisième la semaine dernière...
10H : Récré. Bam dans ta gueule, chiale maintenant. Max tape sur Johnny Grande Gueule (bien fait, ah, ah!). punir Max et Johnny et Toutoune qui passait par là, je ne sais pas pourquoi je le punis lui, mais lui le sait probablement.
10H15 : fin de la récré. Soulagement intense. Merde, y a Ouin-Ouin qui s'est encore fait un bobo. Du grand art. "Madaaaaame, quand je plie mon bras comme ça, ça fait mal tout là". Peut-être est-ce dû au fait que la position dans laquelle il maintient son bras de force n'est réalisable par personne sans engendrer une fracture, je ne sais pas... " Relâche ton bras, bouge le normalement, ça fait mal encore?" "Naaaaan" "..."
10H30 : rassemblage, classement et mise sous pli de 27 dossiers scolaires, 11 projets pédagogiques et 8 lettres d'informations.
11H15 : Nono a vomi.
11H16 : Pourvu que ce soit pas par terre, pourvu que ce soit pas par terre, pourvu que ce soit pas par terre.
11H17 : Seigneur quel soulagement, elle a bien visé la poubelle!
11H19 : destruction de la poubelle par le feu
11H25 : arrivée des pompiers. Je savais bien que j'aurais pas dû faire ça dans la salle des profs...
11H35 : Traitement des 76 mails en attente.
11H39 : les mails vont devoir attendre. Machine veut inscrire Bidule, sa gamine chez nous. Il faut lui faire visiter.
11H58 : Finalisation de l'inscription de Bidule.
11H59 : Traitement des 76 mails en souffrance.
12H01 : Traitement des mails terminé. J'ai tout envoyé dans la corbeille par erreur. C'est freudien, ou lacanien, peu importe, ça attendra demain.
12H05 : sonnerie.
12H07 : surveillance de la sortie. Des gamins de l'école voisine viennent fumer des petards devant mon collège. Tape un drogué. Le vire à coups de botte. Suis à deux doigts d'appeler les flics.
12H13 : tout le monde est dans le bus.
12H21 : sauf Marinette qui vient de le rater parce qu'elle était en train de faire caca (j'adooore les sixièmes). Youpi.
12H35 : Arrivée des parents de Marinette. Qui en profitent pour improviser une petite réunion dans mon bureau et me demander comment se passe l'intégration de leur fille. Ai plus envie de la désintégrer que de l'intégrer. Ne le mentionne pas. Ferme la gueule de mon subconscient et leur sort tous les points positifs. Eh, faire ses lacets toute seule dès le premier trimestre, c'est de l'art...
12H52 : J'ai faiiiiiiiiiiiim.
12H53 : j'ai perdu mes clefs.
12H59 : elles étaient dans la cantine. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai pas souvenir d'y avoir été...
13H03 : Procession dans les rues du bled pour envoyer les gamins à l'Association Sportive.
13H40 : retour au collège.
13H51 : toutes les portes sont fermées. Tous les ordinateurs sont éteints.
14H : ne pas m'endormir sur la route, ne pas m'endormir sur la route, ne pas...
mardi 23 novembre 2010
La semaine en chiffres - n°2
Et c'est l'heure de notre rendez-vous hebdomadaire : la semaine en chiffres ( intonation à la Jacques Martin, (oui chaque semaine, je t'offre un nouvel animateur) (je t'offre aussi des parenthèses dans la parenthèse) (tiens en voilà une autre) (t'aimes ça, hein?))
6 observations (petite semaine)
2 pétages de câble (avec moi-même dans le rôle du coupable)
1 pétage de câble avec un môme surénervé, persuadé que de cette manière, il allait réussir à être enfin renvoyé et devine quoi, et ben nooooooooooon, il a pas été renvoyé, il a été collé mais pas renvoyé, ah! Ah!
3 colles sur la tronche d'un seul et même personnage, légendaire c'était, du jamais vu. Et le tout en trois jours. Une fierté presque. Toutes méritées.
1 fou-rire mercredi en arrivant (après tout c'était la Sainte Marguerite...)
14 dents pétées (les miennes) à force de les serrer pour pas en taper un...
1 grande discussion de fond avec mon collègue, une de celles qui te remettent les objectifs en place et te conforte dans ton rôle, que ça fait plaisir et du bien même
1 dîner avec deux collègues-poupoufs comme moi, que c'était chouette et qu'il faisait chaud en plus et que c'était bon et bien agréable
1 paquet de tendresse pour les gamins malgré tout... et le malgré tout pèse des tonnes...
Voilà en espérant une semaine prochaine plus zen, plus détendue, plus Fonzy Style...
6 observations (petite semaine)
2 pétages de câble (avec moi-même dans le rôle du coupable)
1 pétage de câble avec un môme surénervé, persuadé que de cette manière, il allait réussir à être enfin renvoyé et devine quoi, et ben nooooooooooon, il a pas été renvoyé, il a été collé mais pas renvoyé, ah! Ah!
3 colles sur la tronche d'un seul et même personnage, légendaire c'était, du jamais vu. Et le tout en trois jours. Une fierté presque. Toutes méritées.
1 fou-rire mercredi en arrivant (après tout c'était la Sainte Marguerite...)
14 dents pétées (les miennes) à force de les serrer pour pas en taper un...
1 grande discussion de fond avec mon collègue, une de celles qui te remettent les objectifs en place et te conforte dans ton rôle, que ça fait plaisir et du bien même
1 dîner avec deux collègues-poupoufs comme moi, que c'était chouette et qu'il faisait chaud en plus et que c'était bon et bien agréable
1 paquet de tendresse pour les gamins malgré tout... et le malgré tout pèse des tonnes...
Voilà en espérant une semaine prochaine plus zen, plus détendue, plus Fonzy Style...
jeudi 18 novembre 2010
mardi 16 novembre 2010
Polémique
Aujourd'hui c'est une question éthique qui crée la polémique, à savoir :
Peut-on librement dire à un ado de 13 ans :
"Je serai ton pire cauchemar. Je vais te détruire. Je vais m'immiscer si loin dans ton subconscient que tu rêveras de moi. Je prendrais chaque parcelle de ton esprit pour la mettre en pièces afin que tu sois doux comme un agneau ou que tu décides toi même d'en finir"
Nan, mais sérieux, peut-on?
Steup...
N.B : et les illustrations arrivent! Je bosse, je bosse!
Peut-on librement dire à un ado de 13 ans :
"Je serai ton pire cauchemar. Je vais te détruire. Je vais m'immiscer si loin dans ton subconscient que tu rêveras de moi. Je prendrais chaque parcelle de ton esprit pour la mettre en pièces afin que tu sois doux comme un agneau ou que tu décides toi même d'en finir"
Nan, mais sérieux, peut-on?
Steup...
N.B : et les illustrations arrivent! Je bosse, je bosse!
dimanche 14 novembre 2010
Manuel Satanique des Castors Juniors N°2
Comment te prendre une observ'
- Hey M'dame Klaire ( ça c'est pas mon vrai nom mais tu t'en doutes parce que t'es un petit malin) ! J'ai appris un proverbe!!
- Allez vas-y, crache ta connerie que je puisse retourner boire mon café peinard (ça c'est ce que j'aimerais dire au lieu de faire style que ça m'intéresse)
- "Si à la Saint Martin, elle me tient la main, vivement la Sainte-Marguerite! Hein M'dame, t'as compris, la Sainte-Marguerite... Hein... Elle est pas mal, hein, dis... ( ça c'est ce qu'il vraiment dit...)
- Mais nan putain, pas encore une observ'! 'Tain, fais chier! (ça c'est ce qu'il aurait pas du dire...)
- Hey M'dame Klaire ( ça c'est pas mon vrai nom mais tu t'en doutes parce que t'es un petit malin) ! J'ai appris un proverbe!!
- Allez vas-y, crache ta connerie que je puisse retourner boire mon café peinard (ça c'est ce que j'aimerais dire au lieu de faire style que ça m'intéresse)
- "Si à la Saint Martin, elle me tient la main, vivement la Sainte-Marguerite! Hein M'dame, t'as compris, la Sainte-Marguerite... Hein... Elle est pas mal, hein, dis... ( ça c'est ce qu'il vraiment dit...)
- Mais nan putain, pas encore une observ'! 'Tain, fais chier! (ça c'est ce qu'il aurait pas du dire...)
vendredi 12 novembre 2010
Géométrie
- Sous quelle forme les paysans payaient-ils l'impôt sur les cultures?
- En triangle?
Marjo, 13 ans
- En triangle?
Marjo, 13 ans
jeudi 11 novembre 2010
La semaine en chiffres
Et c'est de notre rubrique : la semaine en chiffres!
(le tout scandé bien entendu avec un ton de Philippe Risoli)
Roulement de tambours...Badaboum...
7 observations pour la seule classe de quatrième,
4 heures pour re-rentrer les absences et sanctions de 11 semaines de cours suite à une défaillance informatique( une vraie performance),
1 collègue de parti,
1 de retrouvée,
3 observations données sur 1 heure de cours (là encore, performance),
18 bisous des maternelles tous les midis, soit 36 bisous en seulement 2 jours,
2 dessins et des jolis,
1 bobo à ma main,
2 terrorisations de primaires
1 grosse engueulade pour Morgane, 14 ans.
1 câlin qui soigne le rhume pour Théo, 3 ans et demi
Et une grosse envie de chocolat...
(le tout scandé bien entendu avec un ton de Philippe Risoli)
Roulement de tambours...Badaboum...
7 observations pour la seule classe de quatrième,
4 heures pour re-rentrer les absences et sanctions de 11 semaines de cours suite à une défaillance informatique( une vraie performance),
1 collègue de parti,
1 de retrouvée,
3 observations données sur 1 heure de cours (là encore, performance),
18 bisous des maternelles tous les midis, soit 36 bisous en seulement 2 jours,
2 dessins et des jolis,
1 bobo à ma main,
2 terrorisations de primaires
1 grosse engueulade pour Morgane, 14 ans.
1 câlin qui soigne le rhume pour Théo, 3 ans et demi
Et une grosse envie de chocolat...
lundi 8 novembre 2010
Into the wild...
Après ce splendide week-end de merde, laissez moi vous conter une grande aventure! L'aventure de Bibi et les enfants au cross inter-collèges! Ok, ça fait trois jours, ça devient périmé mais excusez-moi du peu, c'est ce qu'il a fallu pour m'en remettre...
Imaginez donc, quatre cents cinquante mômes, dont cent-quarante-deux à vous, de la boue, de la forêt, des sentiers, des baskets et trois kilomètres de course। Sachant que les courses ne se courent bien entendu, pas toutes en même temps et qu'il faut donc surveiller tout ce beau monde, tant ce qui courent que ceux qui se prélassent en fabriquant des bombes artisanales ou en testant des méthodes de torture digne du conflit israëlo-palestinien sur un sixième। Si de plus, on introduit une variante comme le passage d'une petite route à trois grammes au milieu du parcours, vous obtenez la dose de stress acceptable pour provoquer un accident cardiaque।
Et bien sûr, il faut les encourager... Et c'est peut-être bien ça le plus dur au final। Vous protesterez en me disant que ça ne doit pas être bien compliqué de crier "Allez Bidule, Allez Chosetruc!"... Bien sûr que non, vous répondrai-je, ce n'est pas compliqué, encore faut-il y croire un minimum... Et y croire, c'est là que ça devient périlleux... Imaginez que sur les cent quarante deux rejetons qui sont à vous, à peine dix pour cent ont la maîtrise totale de leur corps। Imaginez à présent que les quatre-vingt dix pour cent restant s'agitent en tous sens en espérant que bon gré, mal gré, leurs effroyables danses de Saint-Gui les mènera jusqu'au bout। Car ici, il ne s'agit même plus de victoire mais simplement de terminer...
Il y a ceux qui courent en tenant leurs bras d'une façon très étrange : les avant-bras repliés, les mains ballant, les pieds qui partent dans des directions opposés au sens de la course। En bref, c'est une souffrance de les voir faire ça, ça ressemble plus à une exécution qu'à un défi sportif। Et je ne vous parle du gamin qui courre avec la tête penchée। Celui-là par un phénomène très étrange, rapproche sa tête de son épaule à mesure qu'il prend de la vitesse, mû par une force centrifuge (ou centripète, que sais-je...) d'une cruelle absurdité।
Et il y a les chutes aussi, toujours spectaculaires, toujours ridicules, jamais bien graves। Comme le gamin qui se prend les pieds dans une racine avant de s'étaler de tout son long et cela sans même mettre les mains pour se retenir। Ou encore celui qui se prend les pieds dans ses pieds, je ne vois pas comment expliquer plus clairement ou bien celui qui tout à sa course et à son désir de victoire se mange un copain en pleine tronche। Et ça, à regarder, c'est bon...
Et pour peu que la pluie soit de la partie, ça devient carrément grotesque, vous vous retrouvez alors à encourager, bien au chaud sous votre parapluie, un café-thermos à la main des mioches trempés, couverts de boue et à bout de nerfs। Et dans un cynisme absolue, vous vous permettez de souffler à vos collègues que franchement, ils sont nuls, vous-même à leur âge...
Et bien vous-même à leur âge, c'était une douleur pour vous également। Le cross inter-collèges était l'épisode le plus redouté de l'année। Vous enduriez mille souffrances, ne terminiez jamais et en plus, vous n'en n'aviez rien à foutre de gagner। C'est peut-être bien votre adolescent intérieur qui s'exprimait ce matin quand vous siffliez à votre collègue : " Allez steup, je peux pas rester avec toi plutôt que d'aller encadrer? On se fera des chocolats chauds et on mangera les bonbons qui sont restés dans les cartables..."
Imaginez donc, quatre cents cinquante mômes, dont cent-quarante-deux à vous, de la boue, de la forêt, des sentiers, des baskets et trois kilomètres de course। Sachant que les courses ne se courent bien entendu, pas toutes en même temps et qu'il faut donc surveiller tout ce beau monde, tant ce qui courent que ceux qui se prélassent en fabriquant des bombes artisanales ou en testant des méthodes de torture digne du conflit israëlo-palestinien sur un sixième। Si de plus, on introduit une variante comme le passage d'une petite route à trois grammes au milieu du parcours, vous obtenez la dose de stress acceptable pour provoquer un accident cardiaque।
Et bien sûr, il faut les encourager... Et c'est peut-être bien ça le plus dur au final। Vous protesterez en me disant que ça ne doit pas être bien compliqué de crier "Allez Bidule, Allez Chosetruc!"... Bien sûr que non, vous répondrai-je, ce n'est pas compliqué, encore faut-il y croire un minimum... Et y croire, c'est là que ça devient périlleux... Imaginez que sur les cent quarante deux rejetons qui sont à vous, à peine dix pour cent ont la maîtrise totale de leur corps। Imaginez à présent que les quatre-vingt dix pour cent restant s'agitent en tous sens en espérant que bon gré, mal gré, leurs effroyables danses de Saint-Gui les mènera jusqu'au bout। Car ici, il ne s'agit même plus de victoire mais simplement de terminer...
Il y a ceux qui courent en tenant leurs bras d'une façon très étrange : les avant-bras repliés, les mains ballant, les pieds qui partent dans des directions opposés au sens de la course। En bref, c'est une souffrance de les voir faire ça, ça ressemble plus à une exécution qu'à un défi sportif। Et je ne vous parle du gamin qui courre avec la tête penchée। Celui-là par un phénomène très étrange, rapproche sa tête de son épaule à mesure qu'il prend de la vitesse, mû par une force centrifuge (ou centripète, que sais-je...) d'une cruelle absurdité।
Et il y a les chutes aussi, toujours spectaculaires, toujours ridicules, jamais bien graves। Comme le gamin qui se prend les pieds dans une racine avant de s'étaler de tout son long et cela sans même mettre les mains pour se retenir। Ou encore celui qui se prend les pieds dans ses pieds, je ne vois pas comment expliquer plus clairement ou bien celui qui tout à sa course et à son désir de victoire se mange un copain en pleine tronche। Et ça, à regarder, c'est bon...
Et pour peu que la pluie soit de la partie, ça devient carrément grotesque, vous vous retrouvez alors à encourager, bien au chaud sous votre parapluie, un café-thermos à la main des mioches trempés, couverts de boue et à bout de nerfs। Et dans un cynisme absolue, vous vous permettez de souffler à vos collègues que franchement, ils sont nuls, vous-même à leur âge...
Et bien vous-même à leur âge, c'était une douleur pour vous également। Le cross inter-collèges était l'épisode le plus redouté de l'année। Vous enduriez mille souffrances, ne terminiez jamais et en plus, vous n'en n'aviez rien à foutre de gagner। C'est peut-être bien votre adolescent intérieur qui s'exprimait ce matin quand vous siffliez à votre collègue : " Allez steup, je peux pas rester avec toi plutôt que d'aller encadrer? On se fera des chocolats chauds et on mangera les bonbons qui sont restés dans les cartables..."
jeudi 4 novembre 2010
Féminité, scolarité et communisme...
Vous avez déjà tenté de faire une rentrée scolaire en pleine période "de féminité intense", cette période où vous ressentez plus que jamais que vous êtes un être sensible avec des émotions, des désirs, des peurs... Une chieuse hypersensible quoi... Moi si...
C'est dur...
C'est dur...
mardi 2 novembre 2010
Starmania
Un jour, j'écrirai une comédie musicale, ça s'appelera Educateur-mania et je chanterai des chansons tristes sur ma condition d'éducatrice en milieu scolaire...
Linguistique
Tire-slip: nom masculin
Acte à la fois injurieux et violent, consistant à tirer brusquement l'arrière du slip, caleçon ou boxer d'un camarade de classe afin d'exercer une violente compression vers l'arrière des bijoux de famille de la victime.
Morbidité : 1%
Risque de stérilité : 20% si survenu au stade de la pré-puberté, 10% en post-puberté
Stade de la douleur (sur 10) : 6
Acte à la fois injurieux et violent, consistant à tirer brusquement l'arrière du slip, caleçon ou boxer d'un camarade de classe afin d'exercer une violente compression vers l'arrière des bijoux de famille de la victime.
Morbidité : 1%
Risque de stérilité : 20% si survenu au stade de la pré-puberté, 10% en post-puberté
Stade de la douleur (sur 10) : 6
vendredi 22 octobre 2010
Le Manuel Satanique des Castors Juniors - n°1
Comment se faire renvoyer trois jours avant la Toussaint en 7 leçons
Etape 1 :
Répondez par la négative lorsqu'on vous demande (vous désignant l'élève menant l'expérience) votre carnet de liaison, votre agenda ou autres documents scolaires...
Etape 2 :
Frappez votre camarade au sang en le traitant de petit gros quand vous êtes vous-même un petit gros. Une fois dans le bureau de la direction, pleurez abondamment en disant que vous ne l'avez jamais frappé. Marche surtout si votre adversaire conserve la marque de votre poing sur le visage et vous son sang sur vos mains.
Etape 3 :
Jetez de la nourriture sur les élèves du primaire à la cantine
Etape 4 :
Trouvez un oiseau mort, de préférence un gros type mouette ou pigeon, et jetez le sur un de vos camarades à moitié nu dans les vestiaires de la salle de sport. Si vous êtes doué, vous pouvez le faire devant l'enseignant responsable. Quand on vous demande de le ramasser, rejettez le encore plus violemment sur votre camarade. Si l'oiseau est suffisamment avancé en terme de décomposition, peut-être même qu'il éclatera, maculant votre ex-ami de sang et autre liquide un peu dégueu.
Etape 5 :
Quand on vous colle, hurlez : "j'irai paaaaaaaaas!"
Etape 6 :
Séchez l'étude et toutes les permanences
Etape 7 :
Si avec ça, vous n'avez toujours pas réussi à vous faire virer, tuez quelqu'un
NB : N'avertissez personne, si vous dites à quelqu'un (un surveillant par exemple ou pire un éducateur) : " de toutes façons, je fais plein de conneries pour que vous me viriez", il y a de grandes chances pour que vous ne le soyez jamais... La cruauté d'un éducateur est sans égale...
Etape 1 :
Répondez par la négative lorsqu'on vous demande (vous désignant l'élève menant l'expérience) votre carnet de liaison, votre agenda ou autres documents scolaires...
Etape 2 :
Frappez votre camarade au sang en le traitant de petit gros quand vous êtes vous-même un petit gros. Une fois dans le bureau de la direction, pleurez abondamment en disant que vous ne l'avez jamais frappé. Marche surtout si votre adversaire conserve la marque de votre poing sur le visage et vous son sang sur vos mains.
Etape 3 :
Jetez de la nourriture sur les élèves du primaire à la cantine
Etape 4 :
Trouvez un oiseau mort, de préférence un gros type mouette ou pigeon, et jetez le sur un de vos camarades à moitié nu dans les vestiaires de la salle de sport. Si vous êtes doué, vous pouvez le faire devant l'enseignant responsable. Quand on vous demande de le ramasser, rejettez le encore plus violemment sur votre camarade. Si l'oiseau est suffisamment avancé en terme de décomposition, peut-être même qu'il éclatera, maculant votre ex-ami de sang et autre liquide un peu dégueu.
Etape 5 :
Quand on vous colle, hurlez : "j'irai paaaaaaaaas!"
Etape 6 :
Séchez l'étude et toutes les permanences
Etape 7 :
Si avec ça, vous n'avez toujours pas réussi à vous faire virer, tuez quelqu'un
NB : N'avertissez personne, si vous dites à quelqu'un (un surveillant par exemple ou pire un éducateur) : " de toutes façons, je fais plein de conneries pour que vous me viriez", il y a de grandes chances pour que vous ne le soyez jamais... La cruauté d'un éducateur est sans égale...
jeudi 23 septembre 2010
C'est parti... Mon Kiki...
6H30 :
" Et c'est la rentrée pour 12 000 enfants de la maternelle au lycée, c'est aussi le premier jour pour Thomas, 11 ans, qui fait son entrée en sixième :" Si je trouve pas ma classe et que je suis le seul à pas savoir où elle est, c'est trop la honte" "
Et si moi, je sais pas où est ta classe quand tu viendras me le demander, tu crois pas que c'est la honte ?
La journée commence bien, après un double doigt d'honneur à l'intention de la radio, je me lève péniblement. Je me traîne jusqu'à la salle de bains. Je suis à l'agonie. Aujourd'hui, c'est la rentrée...
8H15 : DRIIIIIIIIIIIIING! Et c'est parti...
Mais cette année, foin de plaisanteries, au lieu de garder pour moi l'incommensurable savoir acquis au sujet des adolescents, je me propose de le partager avec vous, chaque jour un peu plus, chaque fois un peu plus loin dans l'univers obscur qui est le leur. Du tire-slip aux bons mots en passant par les bêtises et moments touchants... Ca va pas être une cinécure encore... Vivement les vacances, putain, vivement les vacances...
" Et c'est la rentrée pour 12 000 enfants de la maternelle au lycée, c'est aussi le premier jour pour Thomas, 11 ans, qui fait son entrée en sixième :" Si je trouve pas ma classe et que je suis le seul à pas savoir où elle est, c'est trop la honte" "
Et si moi, je sais pas où est ta classe quand tu viendras me le demander, tu crois pas que c'est la honte ?
La journée commence bien, après un double doigt d'honneur à l'intention de la radio, je me lève péniblement. Je me traîne jusqu'à la salle de bains. Je suis à l'agonie. Aujourd'hui, c'est la rentrée...
8H15 : DRIIIIIIIIIIIIING! Et c'est parti...
Mais cette année, foin de plaisanteries, au lieu de garder pour moi l'incommensurable savoir acquis au sujet des adolescents, je me propose de le partager avec vous, chaque jour un peu plus, chaque fois un peu plus loin dans l'univers obscur qui est le leur. Du tire-slip aux bons mots en passant par les bêtises et moments touchants... Ca va pas être une cinécure encore... Vivement les vacances, putain, vivement les vacances...
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